Le CRM d’atelier d’Émilie Ciais, développé en interne pour suivre les réparations de montres. J’en ai signé tout le design : le design system, et les écrans de l’atelier comme ceux des clients.
- 200+Montres réparées et suivies chaque mois
- 3 jPour valider un devis, contre une semaine avant
- −60%D’appels pour savoir où en est une montre
Contexte
Le logiciel de l’atelier.
Émilie Ciais fait développer son propre CRM pour suivre chaque montre confiée à l’atelier : plus de 200 par mois.
Des développeurs internes écrivent le code. Moi, je dessine tout ce que l’atelier et ses clients voient à l’écran.
Fondations
Un design system atomique.
Dans un atelier, une question revient toute la journée : où en est cette montre ? La palette tourne autour de huit couleurs de statut, de « réceptionnée » à « restituée », qui ne changent jamais d’un écran à l’autre. Pour le reste, des neutres et un seul bleu.
Inter pour le texte, JetBrains Mono pour les références et les montants, parce que les chiffres s’alignent mieux en colonnes. Rayons, espacements et ombres portent les mêmes noms que dans le code.
Composants
Des composants métier.
Au-dessus des boutons et des champs viennent les pièces propres au métier, comme la fiche montre ou le sélecteur de marque. Le sélecteur range les maisons par gamme : une Patek ne se traite pas comme une Tudor.
Tableau de bord
Ce qu’on regarde à 9 h.
Combien de montres à rendre cette semaine, quels devis relancer : c’est la première chose qu’on voit en ouvrant l’outil.
Le planning des restitutions signale les jours où l’atelier va déborder, assez tôt pour décaler un rendez-vous.
Réception
Réceptionner une montre en trois étapes.
Quand un client dépose sa montre, la réception se fait en trois étapes : la montre, son état avec les photos, puis l’inscription au livre de police.
Le livre de police est une obligation légale qu’on ne peut pas bâcler. Pièce d’identité, nature du dépôt et signature du client sur tablette se font dans la même fenêtre, avec un récapitulatif sous les yeux.
Une fois validée, l’inscription est verrouillée et toute correction laisse une trace, au cas où la police contrôle le registre.
Suivi client
Le client suit sa montre depuis son téléphone.
Le client reçoit son devis par SMS, l’ouvre avec un code et le signe en ligne. Il n’a plus à repasser en boutique.
Ensuite, il suit la réparation étape par étape, photos de réception comprises, et peut écrire directement à l’horloger. Les appels pour savoir où en est une montre ont baissé de 60 %.
Finances
Factures et relances.
Les factures et les relances sont dans le même outil que les réparations. En haut de l’écran, ce qui attend une action, comme une facture impayée ; les totaux du mois viennent après.
Arbitrages
Trois choix, et ce qu’ils ont coûté.
Trois décisions parmi d’autres, celles qui ont le plus pesé sur l’outil.
Des statuts personnalisables, ou une liste fixe ?
Un cas qui sort du lot se note en commentaire, pas en nouveau statut. En échange, l’état d’une montre se lit d’un coup d’œil, du tableau de bord jusqu’au suivi client.
Le livre de police : à part, ou dans la réception ?
La réception est un peu plus longue, et une inscription validée ne se modifie plus. Mais aucune montre n’entre à l’atelier sans être inscrite, et toute correction laisse une trace en cas de contrôle.
Faire valider le devis en boutique, ou en ligne ?
Il a fallu ajouter un code d’accès, une étape que certains clients trouvent superflue. Mais un devis se valide sans repasser en boutique : trois jours en moyenne, contre une semaine avant.
Avec les devs
Avec les développeurs internes.
Ici, je reste côté design. Je livre maquettes et composants documentés dans Figma, l’équipe les intègre, et on se cale ensemble dès qu’un cas tordu se présente.
Les variables ont les mêmes noms dans Figma et dans le code : les développeurs n’ont rien à traduire.